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Le journal d'un esprit libre

Gilles Lartigot - EAT

Nous ne pouvons rien imposer à l'autre, mais nous devons toujours nous battre pour défendre nos convictions profondes.

Gilles Lartigot

  J’aime lire. Lire fait partie de mes passe-temps favoris. Pourtant, lorsque j’étais ado, quand notre prof de français nous donnait un bouquin à lire, c’était une véritable corvée d’aller jusqu’à la dernière page. Maintenant, je suis pratiquement à un livre par semaine et ma bibliothèque ne cesse de s’agrandir.

  J’ai depuis assez longtemps arrêté de regarder la télévision. La télé est un média mort. Les (dés) informations, la publicité, les émissions d’argent et de téléréalité, tout ça m’énerve et me fait perdre un temps fou. Et vu que je ne suis pas non plus un fan de jeux vidéo, je trouve toujours le temps pour plonger au beau milieu d’un ouvrage.
 

  La lecture a énormément de bienfaits. Elle stimule l’imagination, améliore l’orthographe et accroit le vocabulaire, améliore la rédaction, développe des capacités d’analyses, améliore la mémoire, stimule le cerveau, diminue le stress et surtout, ça apporte beaucoup de connaissances.

  S’évader, frissonner, fantasmer (si si, mais ceux-là, j’avoue n’en avoir jamais trouvé), rire, apprendre l’histoire et la géographie, l’astronomie, les sciences, la religion, l’écologie, la psychologie, la nutrition… bref, le choix est vaste. C’est après m’être rendu compte que mes conversations étaient plus riches et plus intéressantes que j’ai commencé à vraiment me passionner pour la lecture.

  Et parmi ces dizaines et dizaines de livres que je lis chaque année, il y a parfois un ouvrage qui retient un peu plus mon attention que d’autres. Non pas, car il est au-dessus, mais parce qu’il y a dans le récit quelque chose qui m’interpelle, qui change ma façon de penser, qui me réveille. Ces livres-là, je les appelle les « Claques ». Car c’est comme si on se prenait une claque en pleine gueule. Parmi ces titres, il y a eu « L’homme sans argent » de Mark Boyle, « Le diable, tout le temps » de Donald Ray Pollock (un roman celui-ci, qui m’a totalement scotché)...

  Ces livres, une fois que je les ferme, j’y repense pendant des minutes entières. Je repense aux chapitres que je viens de lire et je me dis : Bordel de merde.
 

  Le livre que je présente donc maintenant en fait partie. Il s’agit de EAT.

 

                          

EAT, écrit par Gilles Lartigot, édité par les éditions WinterFields – 2013.

 

« Nous vivons dans une société toxique pour notre santé. La nourriture industrielle nous rend malades. La pollution, le stress et les produits chimiques font partie de notre quotidien. Ce sont des faits. Il est encore temps d’en réchapper. »

 

  Voilà ce que nous pouvons lire sur la quatrième de couverture. J’avais peur de tomber sur le livre d’un extrémiste végan n’hésitant pas à déformer la vérité pour arriver à ses fins, mais non. Ici, aucun discours moralisateur, aucune phrase du style « vous, les mangeurs de cadavres, vous êtes des sans cœur ! ».  L’ouvrage se veut à la fois scientifique et écologique et face aux faits présentés, on ne peut que rester bouché bée tout en se remettant en cause avec une pointe de culpabilité. De chapitre en chapitre, nous  nous émerveillerons sur les dangers du bisphénol A et des autres perturbateurs endocriniens très présents dans notre quotidien. Nous réaliserons que quand un aliment n’est pas cher, c’est qu’il y a une arnaque pas loin. Nous entrerons dans le monde glauque et sans moral des abattoirs, un voyage qui ne vous laissera pas indifférent (je l’espère, si il y a encore une once de bonté en vous). Nous volerons au secours des abeilles grâce au comment du pourquoi il faut choisir un BON miel. Nous réapprendrons la cuisine tout en privilégiant le BIO. Nous ne serons plus à la recherche d’une réponse pour « qui est arrivé en premier ? L’œuf ou la poule ? », car tout ce qui va nous intéresser désormais, c’est le bien être des poules et la qualité nutritive de leurs œufs. Le tout agrémenté de photos noires et blanc, parfois choc, parfois optimistes. Des citations, du heavy métal et bien entendu, quelques recettes qui me tardent d’essayer !

  Donc vous l’aurez compris, EAT est un livre porteur de conseils. Bien sûr, la ligne éditoriale se concentre avant tout sur la condition animale au sein de notre société de consommation, mais l’absence de jugement envers les omnivores nous pousse à « adopter » ce mode de vie, car l’auteur s’exprime avec une telle aisance et assurance qu’on ne peut réfuter ses dires et nous nous laissons convaincre pour sauver notre âme et conscience.


  La lecture de cet ouvrage m’a vraiment bouleversée.  La condition animale était déjà un sujet sur lequel j’étais assez sensible (surtout après avoir vu Earthling, le film le plus poignant traitant ce sujet), mais je me rassurais en me disant qu’en France, nous étions plus épargnés qu’aux USA. J’étais quand même prudent sur les œufs et je boycottais pas mal de produits (foie gras, Nutella…) et fast food pour des raisons écologiques.
Mais ici, nos pensées sont rappelées à l’ordre et la vérité refait surface. Une vérité poisseuse et sombre, une vérité qui dérange. Certains préféreront surement fermer les yeux et d’autres voudront changer leur mode de vie au détriment d’un plaisir gustatif perdu. Car notre planète dépend de nous et il est maintenant crucial de faire un effort si nous voulons que les futures générations aient la possibilité de vivre aussi facilement que nous.


  Pour résumer, depuis la lecture de ce livre, j’ai arrêté totalement la consommation de produits laitiers. Ma consommation de viande a fortement diminué et les seules viandes que je consomme à présent sont de filière BIO et locale [MISE A JOUR : Depuis janvier 2017, arrêt de la viande et du poisson. Pour leur plus grand bien et le mien :) ]. J’intègre petit à petit plus de protéines végétales et je suis agréablement surpris par la qualité gustative de certaines alternatives à la viande (saucisses de soja au goût « viande ». Incroyable !) Je découvre la germination de graines et les joies de la culture de certains légumes. Je me sens davantage concerné par ce problème écologique qui touche notre planète et je pense que chaque action est nécessaire pour un changement durable. L’écologie n’est plus un « truc de bobo, hippie », mais un problème  qui ne devrait plus être pris à la légère. Nous devons enseigner aux enfants l’importance d’une consommation réfléchie, loin des sentiers battus jonchés d’entreprises tels Coca-Cola, Nutella ou bien McDonald’s qui en plus de cibler un public de plus en plus jeune, continuent de détruire en toute impunité notre planète.

 

  Vous êtes les acteurs de ce monde et la solution est en vous. Parce que nos choix de consommateurs sont importants et que tous nos actes d’achats sont des actes politiques, en particulier nos achats alimentaires. Nous avons toujours le choix. Pensez-y.

« Ils ont vécu une époque formidable » diront sans doute nos enfants. Gilles Lartigot.

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