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Le journal d'un esprit libre

Une mort qui en vaut la peine - Donald Ray Pollock

"Peu de choses en ce monde plaçaient les gens sur un pied d'égalité, quel que soit leur niveau d'éducation, de richesse ou leur place dans la société, et le chagrin en faisait partie. "

"Peu de choses en ce monde plaçaient les gens sur un pied d'égalité, quel que soit leur niveau d'éducation, de richesse ou leur place dans la société, et le chagrin en faisait partie. "

J’avais adoré « Le diable tout le temps » du même auteur. Un livre noir, froid, violent et drôle à la fois.

C’est donc avec une grande joie que je me suis jeté sur « Une mort qui en vaut la peine ». Et ce fut bien au-dessus de mes espérances !

 

  Pour résumer l’histoire en quelques mots : En 1917, alors que la guerre fait des ravages en Europe, nous suivons les aventures de trois frères, Cane, Cob et Chimney qui, après la mort de leur père, s’en vont braquer des banques, inspirés par leur héros tout droit sorti d’un roman : Bloody Bill.

Mais rien ne se passe comme prévu et ils deviennent le gang le plus recherché de la région.

 

 

 

Simple, mais diablement efficace. En parallèle de l’histoire principale, nous entrons dans la vie de plusieurs personnages qui, finalement, finiront tous par avoir un quelconque rapport avec nos trois frères déjantés.

 

Maintenant, place au style.

Et c’est là que Donald Ray Pollock se diffère de bien d’autres auteurs. Semblable à lui-même, ses mots sont crus, violents, francs. Amoureux d’une Amérique totalement désabusée et alcoolisée, on ne peut rester insensible face à cette violence physique et morale que subissent les protagonistes. De la moindre scène d’amour au meurtre le plus sauvage, absolument tout nous fait grincer des dents.

Sa galerie de personnages tous plus fous les uns que les autres nous emmène page après page au bord d’un précipice malsain et drôle qui, jusqu’à la dernière phrase, nous fera espérer que quelque chose de bien pourrait encore arriver.

 

 

Le livre se lit facilement et reste très bien écrit. On imagine très bien le climat dans lequel évolue l’histoire, la crasse omniprésente et la folie des hommes qui peuple ce chef-d’œuvre.

 



" De temps à autre, il prenait le bocal contenant la collection de dents qu'il avait réunie au fil des années et le secouait. C'était un son qui l'apaisait invariablement, car il lui rappelait celui du hochet que sa mère lui avait fabriqué à partir d'une coloquinte quand il était petit. "

 

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