Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le journal d'un esprit libre

Vivons-nous réellement?

La mort : Alors, qu'est-ce que tu as fait dans ta vie? - L'homme : J'étais supposé faire quelque chose?

La mort : Alors, qu'est-ce que tu as fait dans ta vie? - L'homme : J'étais supposé faire quelque chose?

 

À la date à laquelle j’écris cet article, j’ai 31 ans.

Je suis encore jeune. Mais 31 ans, c’est plus de 271 560 heures qui se sont écoulées depuis ma naissance. Et si je vis 80 ans, qui est pratiquement la durée de vie moyenne en France pour un homme, il me reste donc 429 240 heures à vivre. Cela peut paraitre beaucoup, mais par an ce sont 8 760 heures qui s’envolent et qui ne reviendront jamais.

Car ces heures-là, c’est notre vie. Notre vie qui s’efface petit à petit pour ne plus jamais réapparaitre. Et plus nous nous rapprochons de la fin du sablier, plus nos regrets grandissent et plus le temps semble filer entre nos doigts. 

Comment réussir à vivre avec ce châtiment qui nous est tous réservé un jour où l’autre ? Prenons-nous le temps de vivre vraiment ?

Cogito, ergo sum, je pense donc je suis. Mais ai-je vraiment la sensation d’exister ?

 

----------------------------

 

Pour la plupart des humains, notre vie se résume ainsi : nous naissons, nous nous développons intellectuellement et physiquement durant notre enfance et adolescence. Puis arrive la vie de jeunes adultes pleins de fougue et de projets ! Des études ou pas, premiers boulots, premiers amours, premières galères : bienvenu dans la vie active.

Métro, boulot, dodo. Factures, crédits, emprunts, achats, famille, mariage, divorce, enfants, stress, voyages, vacances, boulot, métro, dodo, retraite, vacances… maladie... mort.

La vie en général. C’est comme ça. À part si vous êtes né dans une tribu amazonienne, ou bien dans un pays en guerre dans lequel notre vie actuelle paraitra comme idyllique (chaque chose à sa place), ou bien dans une famille riche grâce à laquelle la plupart des soucis moyens sont vite effacés, la vie de l’homme moderne ressemble à celle de son voisin.

Si ce schéma vous déplait, on peut toujours le briser et partir à l’aventure ou bien devenir une sorte de vagabond sans attache, mais avec quelques risques à ne pas négliger.

Ou bien reprendre sa vie en main et essayer de faire en sorte que tout soit un peu plus ordonné, moins stressant et moins linéaire.

 

----------------------------

 

Êtes-vous un procrastinateur ?

Personne qui remet toujours au lendemain le travail, l'action qu’elle a à faire.

 

Avez-vous déjà voulu faire quelque chose qui vous tenez à cœur et finalement, vous ne l’avez jamais réalisé, mais vous y pensez toujours et vous vous dites : bientôt, je vais faire cela !

Oui ?

Cela arrive-t-il souvent ?

Alors vous êtes atteint de procrastination.

Je ne parle pas de votre armoire à trier ou bien de votre jardin à tondre, mais de projets. Des projets qui pourraient apporter quelque chose à votre vie.

Écrire un livre ou un blog, organiser un voyage, apprendre une nouvelle langue, se passionner pour quelque chose (dessin, musique…), faire du sport… Bref, des choses à faire, il y en a des centaines. Bien souvent, on ne se lance pas par manque de motivation ou bien par mauvaise gestion de son temps.

Et puis un beau jour, alors que vous trainez sur Facebook (alors que vous pourriez réaliser un de vos projets, mais ça, on en parle après), vous tombez sur les photos de votre copine Margueritte en voyage autour du monde, sur le post de Victor annonçant la réussite de sa nouvelle formation, des vidéos de Pascal en train d’expliquer sur son compte YouTube comment débuter dans l’astronomie…

Et là, c’est la panique. On les envie, on les jalouse, on se rend compte que six mois ce sont écoulés depuis vos nouvelles résolutions, mais que rien n’a changé, alors on se trouve des excuses : je n’ai pas le temps de toute façon, je n’ai pas de passion, eux ne travaillent pas autant que moi, ils affichent leur vie sur Facebook, blablabla…

Et oui.

On affiche sa vie sur Facebook, mais on aime aussi épier celle des autres. On compare, on se dit que notre vie c’est de la merde, on déprime ( Facebook déprime ! ).

La faute à qui ?

 

À vous-même et votre mauvaise gestion du temps.

Recentrez-vous sur ce que vous aimez, ce que vous voulez faire. Personne ne vous en empêche, alors pourquoi se mettre tout seul des bâtons dans les roues ?

Il fait beau, c’est dimanche, voilà plusieurs semaines que vous voulez sortir faire du VTT, mais vous avez du linge à ranger ? Au diable le linge ! Il n’aura pas bougé (malheureusement) et vous pourrez le ranger plus tard. Si le soir même vous deviez mourir, votre dernière activité aura été de rangée du linge.

Non. On arrête de se dire « c’est pas grave, je ferai du VTT un autre jour » et on agit.

Et c’est la même chose pour tout. Envie de visiter les USA ? Alors, renseignez-vous, épargnez de l’argent (on arrête les dépenses inutiles), réservez et partez.

Ce comportement peut paraitre immature pour pas mal d’adultes frustrés, mais votre vie passe avant leur façon de penser. Trouvez le bon équilibre entre vos projets et les tâches quotidiennes de la vie afin que votre foyer de devienne pas non plus un chaos total.

 

 

Et si ça peut vous aider, voici un site avec quelques conseils pour luter contre la procrastination :

Solutions contre la procrastination.

 

 

Je perds mon temps.

 

« Je n’ai pas le temps ! »

Surement l’excuse la plus répandue et la plus facile.

Avoir le temps, c’est un luxe. Et si vous n’êtes pas un esclave du travail et ni mère d’une famille de 10 enfants en bas âge, je pense que sur une journée de vingt-quatre heures, il vous reste toujours un peu de temps pour faire ce que vous aimez.

Si vous vous complaisez dans ce train de vie, alors ne changez rien.

Si vous vous plaignez que votre vie file à la vitesse d’un TGV et que rien d’excitant ne vous arrive, alors il est temps de se poser les bonnes questions.

« Pour un Américain moyen, le temps passé devant la télé est de 1.642 heures par an et que celui passé devant les réseaux sociaux est de 608 heures. » Selon l’article : Le temps que vous passez sur les réseaux sociaux vous empêche de lire 200 livres par an.

Souvenez-vous : une année est composée de 8 760 heures.

Si nous dormons 8 heures par nuit, il nous reste 5 840 heures.

Si nous travaillons 8 heures par jour, il nous reste 2960 heures.

Et pour ces Américains, le cumul du temps passé sur la télé et les réseaux sociaux est de 2 250 heures. Il leur reste donc 710 heures de temps libre, soit pratiquement un mois contre quatre sans prendre en compte la TV et internet.

Voilà comment passer à côté de beaucoup de choses.

Mais je me répète : si ce train de vie leur convient, alors qu’ils continuent. Mais à ce rythme-là, nous n’avons plus le droit de nous plaindre d’un manque de temps pour réaliser quelque chose de plus constructif que de regarder la télé ou bien mater les photos de Jessica en boite le samedi soir.

 

Ce manque de temps volontaire rejoint la procrastination. Nous repoussons au lendemain, car il nous était impossible de décrocher.

Et ça, c’est tout à fait vérifiable.

Au restaurant, dans un bus, dans des files d’attente… que faites-vous pour tuer le temps ? On va sur son téléphone.

Bien entendu, je ne prône pas l’ennui au détriment d’un passe-temps. Mais bien qu’Internet soit une porte ouverte sur la connaissance et la culture, nous l’utilisons à des fins peu intéressantes. Pourquoi ne pas se servir de ce temps d’attente pour se renseigner sur un prochain voyage ? Lire des articles scientifiques ? Assouvir sa soif de connaissance avec un livre ?

Les photos de Marc en maillot de bain et les histoires de cœur de Melissa ne vous apporteront que très peu de satisfaction. Et si votre meilleur pote vous harcelle sur messenger, qu’il attende. Autrefois, il prenait la peine de se déplacer pour vous parler en tête à tête. Qu’il fasse de même. Pas besoin de vous jeter sur votre mobile à la moindre vibration.

Il y a un temps pour tout.

À vous de le trouver et de le gérer.

 

 

Qu’allez-vous regretter ?

 

Connaissez-vous Bronnie Ware ?

Elle est une infirmière australienne qui a passé de nombreuses années à travailler en soins palliatifs et a publié un livre intitulé The top five regrets of the dying, les 5 plus grands regrets des mourants.

On va s’intéresser à trois d’entre eux :

 

1 - J'aurais aimé avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, pas celle que les autres attendaient de moi.

Vous n’avez qu’une vie. Elle vous appartient. À vous de faire ce qu’il vous plait (sans tomber dans l’illégal non plus) et soyez prêt à balancer un gros « je t’emmerde » à celui ou celle qui espérait autre chose de votre part.

Car au final on va tous mourir non ? Alors, autant vivre la vie que l’on souhaite et non pas celle que les autres ont choisie pour vous.

 

2 - J'aurais dû travailler moins.

Attendrez-vous l’âge de la retraite pour commencer à vivre pleinement ?

« Le travail, c’est la santé » disait un certain chanteur qui n’a pas dû travailler dans des mines. Mais que se passera-t-il sur votre lit de mort quand vous repenserez à votre vie passée ? On se rendra surement compte qu’on a vraiment trop travaillé et pas assez vécu pleinement notre vie. Mais sans travail, pas d’argent. Et sans argent, comment vivre dans notre société actuelle ?

Alors, faire en sorte que notre travail soit aussi agréable qu’une passion. Et si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas changer ? Pourquoi ne pas se former pour démarrer une autre carrière ? Et surtout, relâchez la pression, fuyez le stress, vous êtes le maitre de votre vie donc si quelque chose ne vous plait pas, changez-le. Et si on vous critique à côté de ça, ignorez-les. On finira tous en poussière et rares sont ceux qui entreront dans l’histoire. Alors, vivez comme il se doit et votre travail ne doit pas être une priorité pour vous.

 

3 - J'aurais aimé avoir le courage d'exprimer mes sentiments.

Soyez vrai.

N’ayez pas peur d’être franc, de paraitre sans gêne ou bien méchant, n’ayez pas peur de dire ce que vous pensez, d’afficher vos sentiments.

Soyez sincère avec vous-même et avec les autres. Cessez d’être un faux gentil pour faire plaisir à ceux qui vous entourent.

Et en retour, acceptez la sincérité des autres à votre égard. Vous devez vivre votre propre vie selon vos idéologies, opinions et convictions. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais est-ce vraiment important ?

 

----------------------------

 

Faites un bilan. Rien n’est jamais trop tard.

 

 

Voici une image représentant votre vie (si vous vivez jusqu’à 90 ans) en semaines. Chaque carré est une semaine. Combien de carrés vous reste-t-il ? Combien de carrés ont déjà été effacés ?

À vous de remplir les prochains selon vos envies.

Faites le bilan.

Rien n’est jamais trop tard.

N’écoutez pas ceux qui vous diront que c’est impossible. N’écoutez pas ceux qui vous diront comment la vie d’adulte doit se dérouler. Arrêtez de remettre au lendemain toutes vos envies.  Ne perdez plus de temps avec des choses futiles et sans intérêt. Ne gâchez pas votre temps lamentablement au risque d’avoir des regrets plus tard. Le temps passe vite et tant que nous en sommes encore capables, réalisons les choses les plus folles qui nous tiennent à cœur.

Notre vie n’est pas celle des autres.

Nous cessons d’être faux, nous vivons pour nous même.

Et on se reverra au paradis pour un nouveau bilan.

 

La culpabilité est un sentiment irrationnel, le sentiment d'être responsable de tout le mal du monde. Le remords, lui exprime une nostalgie, le regret de ce qui aurait pu être et n'a pas été.

Antonio Tabucchi

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article