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Le journal d'un esprit libre

Le château - Les Ferrailleurs 1 - Edward Carey

Le château - Les Ferrailleurs 1 - Edward Carey

Attiré par la couverture et son style artistique, je me suis offert ce roman dont l’auteur m’était totalement inconnu. Après avoir lu la quatrième de couverture, je me suis lancé dans cette histoire loufoque contée d’une plume tout à fait unique et plaisante à lire (pour ma part).

 

 

Nous suivons les aventures de Clod, adolescent de quinze ans, membre de la famille de Ferrayor et habitant de la grande demeure familiale : un château gigantesque trônant au milieu d’un océan de détritus dans la banlieue de Londres.

La famille des Ferrayor qui subsiste ici depuis des générations a un étrange rituel. Chaque membre se voit attribuer un objet particulier qui le suivra toute sa vie. Et notre personnage principal, Clod, peut entendre les objets parler. Un beau jour, l’objet de sa tante disparaît et c’est alors que rien ne va plus.
Et pour couronner le tout, une nouvelle servante fait son apparition dans la famille, Lucy, qui ne semble pas être aimée de tout le monde.

 

 

***

 

 

Une histoire quelque peu étrange et qui, chapitre après chapitre, accumule les bizarreries sans tomber dans le grand-guignolesque. La tension monte, nos questions trouvent des réponses, les personnages deviennent attachants ou bien, très énervants et le style, qui peut déranger en début de lecture (surtout les dialogues) entre totalement avec l’ambiance créée par Edward Carey (qui est aussi l'illustrateur du livre).

 

L’intérêt d’un tel roman réside sur sa vitesse de lecture (pratiquement aucun temps mort) et sur votre curiosité à découvrir un univers ultra bien construit et imaginé avec une parfaite maîtrise. Amateur de Tim Burton, d’univers steampunk, de gothique ou bien d’Edgar Alan Poe pour son côté grotesque et fantastique, ce roman devrait assouvir vos envies et vous plonger dans un monde où la noirceur de la crasse s’assemble parfaitement avec ce déluge de mésaventures qui, entre quelques lignes nous offrant une once d’espoir, aboutit à une fin toute aussi surprenante qu’inattendue.

 

 

 


 

" La maison parlait : elle chuchotait, jacassait, gazouillait, criait, chantait, jurait, craquait, crachait, gloussait, haletait, avertissait et grognait. Des voix jeunes, hautes et gaies, de vieilles voix, brisées et tremblantes, des voix d'hommes, de femmes, tant et tant de voix, et pas une seule qui vînt d'un être humain, mais des objets de la maison qui s'exprimaient, une tringle à rideaux par-ci, une cage à oiseaux par-là, un presse-papiers, une bouteille d'encre, une latte de plancher, une rampe, un abat-jour, une poignée de sonnette, un plateau à thé, une brosse à cheveux, une porte, une table de nuit, une cuvette, un blaireau, un coupe-cigares, un oeuf à repriser, des tapis petits et grands. "

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