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Le journal d'un esprit libre

Le diable en gris - Graham Masterton

Le diable en gris - Graham Masterton

A propos de l'auteur :
Graham Masterton est un auteur écossais.
Il est spécialisé dans la littérature horrifique et auteur de plus de 100 livres.
Après ses débuts dans le journalisme, il se tourne vers la littérature fantastique et connaît le succès en 1975 avec son premier roman, Manitou, écrit en seulement une semaine et adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal en 1978.
Plusieurs de ses œuvres ont recueilli des critiques élogieuses, récoltant au passage un Edgar Award par les Mystery Writers of America et une médaille d'argent par West Coast Review of Books for Mirror.
Il est également le seul gagnant non-français du prestigieux Prix Julia Verlanger pour sa relecture du "Portrait de Dorian Gray". Masterton a aussi été le rédacteur en chef de "Scare soins", une anthologie de l'horreur publiées à l'intention des enfants maltraités en Europe et aux États-Unis.
Il a également écrit de nombreux manuels sur la sexualité (Comment être un amant parfait ? ) : il était éditeur du magazine pour adulte MayFair et de l'édition britannique de Penthouse.
Masterton vit actuellement à Surrey, en Angleterre. Sa femme et agent Wiescka est morte le 27 Avril 2011, à l’âge de 65 ans.

 

***

 

Résumé :
Une jeune femme brutalement taillée en pièces dans sa maison de Virginie...
avec une arme vieille de cent ans. Un officier à la retraite éviscéré... par un assaillant invisible. Un jeune homme, les yeux crevés dans sa baignoire... puis bouilli vif.
Qu'ont ces victimes en commun ? Quel être de cauchemar les a massacrées ? Le mystère s'épaissit lorsque la police, jusque-là impuissante, reçoit l'aide d'une petite fille qui semble être la seule capable de voir l'assassin. Mais pourront-ils capturer un tueur qui n'a peut-être jamais été humain ? Qui arrêtera le Diable en gris ?

 

"Il fut soulevé encore plus haut, tandis que ses bras et ses jambes s’agitaient frénétiquement, puis il fut projeté à travers la vitre. Il y eut un fracas assourdissant, et il sentit qu’il tombait dans le vide et heurtait la paroi du bâtiment. Puis il y eut une secousse horrible qui lui causa une douleur atroce. Il tournoya sur lui-même et se retrouva suspendu dans le vide, retenu par ses propres viscères.Il ne cria pas. Il était trop commotionné pour crier. Mais il agrippa son gros intestin avec sa main gauche et essaya de se hisser vers le haut. La paroi du péritoine était bien trop graisseuse, et il ne lui restait plus de forces, mais il n’arrêtait pas de penser : Je suis vivant, je suis toujours vivant, et tant que je suis toujours vivant, je peux survivre. "

 

 

Mon premier roman de cet auteur et j'avoue ne pas avoir été déçu.
Amateur depuis toujours de fantastique/horreur, les premières pages du livre m'ont tout de suite lancées dans une lecture frénétique et c'est après 70 pages que j'ai fait une petite pause, l'esprit tourmenté par divers images sanguinolentes.

Il m'a fallu quelques jours pour en venir à bout et décider de plonger à nouveau dans d'autres ouvrage de cet auteur.



L'horreur absolue.
Imaginez : une force surnaturelle s'amusant à expédier dans l'au-delà et de façon ultra cruelle de pauvres innocents. Invisible, elle vous découpe par petit morceau ou bien vous éviscère en prenant soin de vous garder le plus longtemps possible vivant pour vous faire apprécier cette atroce et divine douleur qui prend possession de votre corps et esprit.
Tentant, non?
Chargé de l'affaire, l'inspecteur McKenna va tenter de tisser un lien entre les victimes afin d'y trouver une quelconque concordance.
Et le voilà plongé en pleine guerre de Sécession, entre paranormal et magie vaudou, religion et sacrifices de martyr, le tout parsemé de quelques scènes érotiques et bien sûr, de frissons vous obligeant à garder la lumière allumée une bonne partie de la nuit.

 

Même si parfois les protagonistes ont tendance à être un peu trop naïf et accepter facilement l'irrationnel, les personnages restent bien construits et variés.
Très gros travail de recherche sur tout l'univers vaudou qui tient un rôle très important dans le livre. Passionnant.
Malgré une fin que je trouve un peu trop facile, le dénouement final reste très plaisant à lire et à découvrir.

Amateurs de frissons, d'hémoglobine, de surnaturel et de dialogues cocasses, voici un livre parfait pour vous.
Une intrigue très bien rédigée qui vous tiendra en haleine jusqu'au dernier mot.

 

"Cela signifie vous couper en petits morceaux, un à la fois, jusqu'à ce que vous jetiez l'éponge. Pour commencer, ils lui ont tranché les doigts et les pouces, c'était la Première Mort, mais saint Jacques s'est contenté de dire : « Seigneur, je n'ai peut-être plus de doigts pour écrire mes prières, mais je continue à vous vénérer.
» Alors ils lui ont tranché les orteils, la Seconde Mort, mais il n'a toujours pas renoncé à Dieu.
» Les Troisième et Quatrième Morts signifiaient lui trancher les mains, et les Cinquième et Sixième Morts signifiaient lui trancher les pieds, mais' il refusait toujours de renier Dieu. Ils lui ont coupé les oreilles, la Septième Mort, puis ils lui ont tranché le nez.
» On lui a donné une dernière chance d'abjurer sa foi, mais il a simplement répondu : «Je suis comme une maison en ruine, mais Dieu vit toujours en moi.» Cela ne laissait pas beaucoup le choix au roi Bahram. Il a ordonné à ses gardes de couper la tête à saint Jacques.
» Bref, ils l'ont découpé en vingt-huit morceaux distincts, et c'est pourquoi on l'appelle Intercisus, ce qui, je le suppose, signifie en latin « découpé en vingt-huit morceaux distincts ». "

 

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