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Le journal d'un esprit libre

Le Faubourg - Les Ferrailleurs II - Edward Carey

Le Faubourg - Les Ferrailleurs II - Edward Carey

Deuxième opus de la saga Les Ferrailleurs de Edward Carey.
J'avais acquis le premier volet grâce au style graphique de sa couverture, et ce fut une très bonne lecture (retrouvez la chronique ici : Le château).
Je me lance donc dans le deuxième livre de la saga un an et demi plus tard.

Je retrouve avec plaisir notre cher Clod qui a la capacité de communiquer avec les objets, et sa complice Lucy Pennant.
Nous avons précédemment quitté le Château, grande demeure de la famille des Ferrayor, et nous plongeons à présent dans une ville ravagée par la pauvreté, la pollution et la corruption : le Faubourg.
Nos deux protagonistes vont vivre chacun de leurs côtés des aventures plus ou moins rocambolesques afin de découvrir l'horrible vérité sur la famille des Ferrayor.


Bien plus sombre que le premier opus, Le Faubourg nous plonge dans une atmosphère digne d'un Tim Burton.
Une ambiance magistralement bien décrite : le quartier est sale, dangereux, parsemé de ruelles coupe-gorge et de gens louches. Mais aussi de familles apeurées par la dictature des Ferrayor et de leur entreprise épouvantable,  des familles touchées par l'étrange maladie qui transforment les gens en de vulgaires babioles.
Et tout comme le premier épisode, les objets tiennent une place importante dans le récit (les facultés de Clod à interagir avec eux ont évolué). Les dialogues, parfois décousues, rendent l'aventure cocasse et extravagante (attention au nombre incroyable de noms différents! On a tendance à se perdre). Car même si la noirceur du récit a gagné du terrain sur ce deuxième volet, il en reste néanmoins un livre tout public.

 

Au centre : l'usine de Bayleaf house. Autour, le Faubourg.



Un beau moment de lecture, parsemé par les illustrations de l'auteur dont l'imagination du récit s'apparente à un rêve continue peuplé de personnages surprenants et excentriques vivant dans un monde gris vide d'empathie.



" J'ai toujours pensé que pas mal de gens pourraient avoir du coton dans la tête à la place du cerveau ou le corps bourré de sciure, et que d'autres, durs et cruels, sourds à toute négociation et à toute prière, pouvaient n'être faits que de métal. "

 

 

Une contrefaçon de Ferrayor...

 

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