Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le journal d'un esprit libre

Les attracteurs de Rose Street -Lucius Shepard

Les attracteurs de Rose Street -Lucius Shepard

Résumé :
Londres, fin du19e siècle. La ville est polluée par l'industrialisation. Samuel Prothero, aliéniste reconnu et membre du club des inventeurs, est sollicité par l'ingénieur Jeffery Richmond. Celui-ci est le concepteur des attracteurs, des machines destinées à purifier l'air londonien. Mais son invention attire aussi les fantômes, en particulier celui de sa sœur décédée dans des conditions étranges...

 

***

 

Mon premier livre de Lucius Shepard que je ne connaissais que de nom. Et voici une belle découverte!
Nous sommes plongés dans un Londres fin de 19e siècle où la ville suffoque sous une pollution due à l’industrialisation.
Et quand un inventeur hors du commun croit voir le fantôme de sa sœur, le voilà qui fait appel à un aliéniste pour comprendre cette histoire surnaturelle.

Une aventure étrange jonchée de descriptions plaisantes à lire (le quartier mal-famé, la maison, les personnages), un curieux protagoniste perdu dans une relation qu'il n'a pas vu venir, une histoire de fantômes abracadabrante mélangeant surnaturelle et science... Voilà quelques ingrédients bien mélangés et qui au final donne une novella maitrisée de A à Z, qui en plus de nous tenir facilement en haleine, nous plonge dans une intrigue à la limite du policier le tout dans une ambiance gothico-steampunk.


Encore un récit de qualité de la part des éditions "Le Bélial'" et leur collection "Une heure lumière".

Considéré comme un écrivain incomparable, Lucius Shepard a aiguisé ma curiosité et je pense très prochainement me plonger dans un des ses autres ouvrages.


" Je vis un vieillard sur un perron, sa bouche édentée ouverte sur un sourire d'anticipation, occupé à étriper la carcasse écorchée d'un animal aussi gros qu'un shetland. Je vis deux prostituées prodigieusement grasses se rouler dans la boue, s'arracher les vêtements, leur chair pâle souillée d'immondices. Je vis ce qui ressemblait à un cadavre d'homme gisant à l'entrée d'une ruelle, un rat reniflant ses pieds nus, et, tout près de la maison de Richmond, je vis un enfant en haillons, les membres frêles comme des allumettes, que fouettait une créature au crâne rasé, vêtue d'un tablier impuissant à dissimuler ses mamelles et dépourvue d'un pantalon qui aurait pu cacher des jambes poilues et couvertes de croûtes. Toute cette misère grotesque, au sein de bâtiments en brique effrités et noircis par la suie, dont les étages se perdaient dans le brouillard, faisait de ces rues le fond d'un ravin comme il en court dans doute dans l'un des districts périphériques de l'enfer. "

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article