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Le journal d'un esprit libre

Paname Underground - Zarca

Paname Underground - Zarca

A propos de l’auteur :
Johann Zarca, qui écrit sous le pseudonyme Zarca, est un écrivain français.
Il est "remarqué » à partir de 2014 pour "son blog Le Mec de l'Underground puis [pour] son premier roman "Le Boss de Boulogne", aux éditions Don Quichotte, roman" glauque, trash, fascinant", narré dans un "langage très parlé, que Johan Zarca cisèle pour le passer à l'écrit". Son écriture est alors qualifiée de "crue, brute, rythmée, enrobée de l’univers urbain et hip-hop".

Son quatrième roman, "Paname Underground", est récompensé du prix de Flore 2017.

 

 

Quatrième de couverture :
Où s'arrête le réel, où commence la fiction ? Zarca raconte les coulisses du guide des bas-fonds parisiens qu'il rédige depuis 2016. Love Hotel de la rue Saint-Denis, Afghans du square Villemin, Belleville des lascars, la Chapelle des toxicos, backroom sordide de Montparnasse, QG des fachos de la rive gauche, combats clandestins à porte d'Aubervilliers... Alors que l'auteur enchaîne les rencontres et les substances pour raconter le off de la capitale, il est victime d'une tentative de meurtre. La virée parisienne se transforme en spirale de défonce et de vengeance.

 

***

 

« Bordel de merde. »

Voilà les trois mots que j’ai prononcés lorsque j’ai fermé ce livre, trois heures après avoir commencé sa lecture.
247 pages avalées d’un coup, en une seule gorgée. Première fois que cela m’arrive. Comme une drogue qui me pénétrait par la rétine, il m’était impossible de décrocher.
Et à 00H30, voilà que je lis le dernier mot de « Paname Underground », les yeux endoloris et l’esprit saturé d’images totalement folles.

 

Je ne connaissais pas l’auteur du livre ni ses anciens ouvrage.
C’est en me baladant dans une librairie que j’ai aperçu le bouquin.
En lisant la quatrième de couverture, je me voyais déjà conquis sans savoir à quoi trop m’attendre.
Ça parle de Paris, de ses bas-fond, ça m’a l’air trash et assez barré. Je suis fan du style cash sans pincette et qui fait mal, ce livre m’a l’air parfait.

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« Direct, je flanque à l’épave une golden dans la bouche, le fils de pute se rétame sur le sol sablonneux. Sans pitié, je plonge à terre pour le finir en ground and pound, lui balance un steak dans la face, puis deux, puis trois, puis quatre… Dix, onze, douze… Je l’éclate, lui envoie trois coudes et deux coups de plafonds. – T’es mort, enculé ! Je le défonce encore et encore, ne cesse de me défouler sur ce crevard, l’expédie dans le coma. Le corps contracté à balle, le poing droit flingué, je me relève et ajoute un penalty dans la boîte crânienne de ce chien. Je pense à Diana, récupère mon sachet de coke et me le vide dans la bouche. L’Underground c’est moi. »

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Et quel livre mes amis !
Pour résumer l’histoire en quelques lignes :
Nous suivons Zarca – l’auteur du livre mis en scène dans sa fiction – à travers différents quartiers et coins de la capitale à la recherche d’endroits underground afin d’écrire un futur guide dédié aux bas-fonds de la ville.
Mais tout ne se passe pas comme prévu et le voilà menacé et assoiffé de vengeance.

 

Et là où toute l’ingéniosité de bouquin prend son envol, c’est que Zarca mélange le réel avec la fiction. Et pour nous lecteurs, impossible de savoir où commence l’un et où se termine l’autre.
Le livre n’est pas un guide à proprement parlé. Il offre en effet une vision du côté underground Parisien grâce à la visite du protagoniste dans cesdits lieux, mais il s’apparente plutôt à un making-off sous forme de fiction.
En effet, l’auteur nous transporte à travers la capitale dans l’espoir d’y trouver matière pour son prochain livre, et indirectement, nous offre justement un petit guide totalement fou sur ces quartiers méconnus - dont certains ne m'ont pas laissé de marbre...

Paris du sexe, Paris de la drogue, Paris de la déchéance, Paris de la pauvreté, Paris des gangs, Paris des immigrés, Paris des fachos… Un Paris abjecte qui vous colle à la peau comme l’odeur d’un macchabée sous un soleil d’été.

Et sous cette avalanche de situations glauques, dangereuses, hardcore et crades, le ton employé par l’auteur vient rajouter une couche de dureté à l’histoire.
Un franc parlé, marqué par un style oral digne de la rue, qui dans la force des ses phrases colle parfaitement avec l’ambiance du récit.

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« Les Champs-Élysées. La plus belle avenue du monde… Seul un touriste jap ou un redneck de Floride peut te débiter une connerie pareille. Il suffit juste de scanner le périmètre en pleine nuit pour sonder le foutoir, entre lascars en virée, bastons et embrouilles, tireurs, arnaqueurs et voleurs à la ruse. Un dépotoir parsemé de verre pilé, sacs plastoc, flaques de gerbe et ordures. »

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Les plus fragiles seront choqués, les amateurs du bordeline en seront ravis.

Pour ma part, j’ai adoré.

Le lendemain de cette lecture, je n’ai pu m’empêcher de fouiller sur Internet afin d’y chopper quelques infos sur ces lieux rencontrés dans le livre.

Je n’en dirais pas plus, je vous laisse découvrir le récit et je suis persuadé que votre curiosité vous entrainera sur notre ami google pour y chopper des infos intéressantes - et surprenantes!

Un livre que je vais relire.

Et pourquoi pas m’aventurer sur ces terrains dangereux lors de ma future sortie dans la capitale.

 

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« Il pianote sur le clavier de son ordi, je découvre une scène hardcore : un type cagoulé défonce le cul d’un chien amorphe et sans doute drogué. En temps normal, j’aurais refusé de zieuter cette dégueulasserie mais sous méph’, même un snuff me laisserait de marbre. La magie des cathinones. »

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Le site internet de l'auteur : le mec de l'underground.

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